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La violence sexuelle taboue : quand le silence viole plus que le crime

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  Dans l’article précédent, nous avons rappelé un principe coranique fondamental : témoigner pour la justice, même contre soi-même et ses proches (4.135). La violence sexuelle contre les enfants montre, de manière tragique, ce qui arrive quand ce principe est abandonné. Un crime massif, un silence organisé La violence sexuelle contre les enfants n’est ni marginale, ni exceptionnelle. Elle existe dans toutes les sociétés. Mais dans les sociétés islamistes, elle est enfermée dans un tabou presque absolu. Ce tabou ne repose pas sur l’ignorance, mais sur une décision collective implicite : se taire coûte moins cher socialement que dire la vérité. L’enfant face à la hiérarchie des valeurs Lorsqu’une agression sexuelle est révélée, une hiérarchie non écrite s’impose : la réputation avant la justice, l’honneur familial avant la protection de l’enfant, le silence des adultes avant la parole de la victime. L’enfant n’est pas cru, pas entendu, parfois même...

Le témoignage selon le Coran : dire la vérité même contre soi-même

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  Pourquoi tant de crimes restent-ils tus, minimisés ou niés dans les sociétés islamistes, alors que le Coran ordonne explicitement de témoigner pour la justice, même contre soi-même et ses proches ? Un principe coranique clair et radical Le Coran pose un principe sans équivoque dans le verset 4.135 : 4.135 يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ كُونُوا۟ قَوَّٰمِينَ بِٱلْقِسْطِ شُهَدَآءَ لِلَّهِ وَلَوْ عَلَىٰٓ أَنفُسِكُمْ أَوِ ٱلْوَٰلِدَيْنِ وَٱلْأَقْرَبِينَ إِن يَكُنْ غَنِيًّا أَوْ فَقِيرًا فَٱللَّهُ أَوْلَىٰبِهِمَا فَلَا تَتَّبِعُوا۟ ٱلْهَوَىٰٓ أَن تَعْدِلُوا۟ وَإِن تَلْوُۥٓا۟ أَوْ تُعْرِضُوا۟ فَإِنَّ ٱللَّهَ كَانَ بِمَا تَعْمَلُونَ خَبِيرًا Ce verset établit une hiérarchie nette : la justice avant l’intérêt personnel, la vérité avant la famille, le témoignage avant la réputation. Aucune exception culturelle, tribale ou religieuse n’est mentionnée. شهد (sh-h-d) : témoigner, pas réciter La racine شهد signifie, dans le Coran : être présent, ...

47.4 « ضرب الرقاب » : quand la propagande islamiste trahit le Coran

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  Le verset 47.4 est devenu l’un des outils favoris des mouvements islamistes violents. Arraché à son contexte, il est brandi pour imposer l’image d’un Coran appelant à la décapitation et à la violence contre les non-musulmans. Cette lecture ne repose ni sur la langue du texte, ni sur sa cohérence interne, et contredit frontalement les principes fondamentaux affirmés ailleurs dans le Coran. 1) Le socle coranique : libre arbitre et absence de contrainte Avant même d’examiner le vocabulaire de 47.4 , une question s’impose : un texte fondé sur le libre choix peut-il appeler à la violence idéologique ? 2.256 لَآ إِكْرَاهَ فِى ٱلدِّينِ Il n’y a aucune contrainte en matière de dīn. 18.29 فَمَن شَآءَ فَلْيُؤْمِن وَمَن شَآءَ فَلْيَكْفُرْ Que celui qui veut ait la foi, et que celui qui veut refuse. Ces versets ne sont ni marginaux ni symboliques : ils établissent un principe stru...

رقب (r-q-b) dans le Coran : vigilance, garde, contrôle — et la confusion “cou / esclave” démontée

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  Cette étude porte sur la racine ر-ق-ب (r-q-b). Dans les lectures traditionnelles, on trouve souvent deux glissements : (1) réduire رقبة à “cou/nuque” dans certains contextes, (2) réduire تحرير رقبة à “affranchir un esclave” comme traduction automatique. Ici, on démêle ces confusions par une analyse interne au texte coranique, en recherchant une cohérence sémantique unique de la racine. Hypothèse directrice Le noyau de ر-ق-ب est : être en position de veille active sur quelque chose de précieux, exposé ou vulnérable. Les emplois dérivés (surveiller, garder, superviser, attendre en vigilance, tenir compte, respecter) en sont des déclinaisons. 1) Le noyau de sens : veille, garde, responsabilité Les occurrences de رقيب montrent une vigilance continue, responsable, orientée vers la protection et le suivi. Ce n’est pas une curiosité passive : c’est une fonction de garde . 4.1 ... وَٱتَّقُوا۟ ٱللَّهَ ...

Tout débat ne mérite pas ta présence

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Le Coran ne demande pas à l’humain de “gagner” toutes les disputes. Il lui apprend plutôt à reconnaître les échanges stériles, à protéger sa paix intérieure, et à se retirer avec dignité quand le dialogue n’est plus un chemin vers la vérité. Thème Prendre ses distances des ignorants (j-h-l) et savoir s’écarter (ʿ-r-ḍ / aʿraḍa). Note méthodologique sur le préfixe أ Dans notre approche, on observe qu’un même noyau lexical peut changer de polarité lorsque l’on ajoute le préfixe أ : la forme résultante peut tendre vers un sens opposé ou dévié (un déplacement de direction sémantique). Exemple déjà discuté dans ce cadre : عرب (ʿarab) : “structuré, intelligible, cohérent” (discours droit, non tordu) ; et lorsqu’on “marque” par أ : أعرب / أعراب (dans cette lecture) : “déstructuré, tordu, non fiable sur le plan du sens”. L’idée n’est pas ethnique : elle ...

Principes éthiques de conduite : le socle d’une vie juste

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Les principes pour un humain juste au XXIe siècle Le message coranique n’a jamais été une affaire d’ethnie, de culture ou de rites. Il s’adresse à l’humain en tant qu’humain, où qu’il vive, quelle que soit sa langue, son époque ou son origine. Ce que beaucoup ignorent — ou préfèrent taire — c’est que le cœur du message n’est ni dogmatique ni communautariste, mais profondément éthique. Il s’agit d’un ensemble de principes universels capables de fonder une société juste, stable et digne. Des commandements éthiques, pas des marqueurs religieux Les quarante principes ci-dessous ne sont pas destinés à un « peuple élu », ni à une caste religieuse. Ils concernent l’ensemble des habitants de la Terre : l’Arabe comme le Japonais, le Russe comme l’Africain, l’Européen comme l’Américain. Ils exigent de l’humain qu’il soit : juste lorsqu’il juge , honnête lorsqu’il parle , fidèle lorsqu’il contra...

Quand un régime subventionne la foi et abandonne la raison

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Un régime ne s’effondre pas toujours sous les coups d’une révolution. Il peut aussi mourir d’absurde, de déni et de mise en scène permanente. L’Algérie d’aujourd’hui offre un exemple presque scolaire de ce processus. Un pouvoir qui confond la réalité avec le théâtre Lorsqu’un président affirme publiquement que 1 dinar vaudrait 140 dollars , puis promet de faire mieux pour atteindre 1 dinar = 100 dollars , on pourrait croire à une simple erreur. Mais lorsque tout un parlement applaudit , l’erreur devient un symptôme. Ce n’est plus une faute économique, c’est la preuve qu’il n’existe plus aucun contre-pouvoir, plus aucune compétence audible, plus aucune exigence minimale de cohérence. Un État solide corrige ses chiffres. Un État fragile applaudit n’importe quoi. Subventionner le hadj : une décision politique, pas religieuse La décision de subventionner le hadj à hauteur de 10 millions de centimes...