Al-Azhar : fabrique d’un islam de soumission

« L’université Al-Azhar fut d’abord un outil de propagande chiite, devint ensuite un jouet du sunnisme politique, avant d’être adoptée par les colonialismes français et britannique… Aujourd’hui, elle est le minaret préféré des dictateurs. » Pendant des siècles, on a présenté Al-Azhar comme le phare de la connaissance islamique, l’autorité suprême en matière de religion, le bastion de la foi contre l’ignorance. Mais une question s’impose : et si cette université, adulée par les masses, avait en réalité toujours été une institution politique ? Une courroie de transmission du pouvoir — fut-il califal, colonial ou militaire ? 1. Une naissance chiite au service de la propagande Al-Azhar a été fondée au Xe siècle (359 h. / 970 ap. J.-C.) par les Fatimides, une dynastie ismaélienne chiite qui gouvernait l’Égypte. L’objectif était clair : convertir l’Égypte sunnite au chiisme . L’université n’était donc pas un lieu neutre de recherche théologique, mais un...